"Chacun de vos mots sont reçus comme un trésor..."

jeudi 27 octobre 2011

"Pyrrhus, mon ami, est parti ce 18 octobre..."
croquis sur toile - 50 x 50 cm

"Bonjour ! Cette semaine Martine-Alison était très chagrinée. Elle a dû aider Pyrrhus à mourir... Quand l'heure fut venue, savoir le laisser partir, fut pour elle une dure épreuve. Depuis, elle ressent un grand vide et une terrible culpabilité.

Pyrrhus vivait avec sa soeur Olwen depuis plus de 13 ans.  L'un vivait mal sans l'autre. Martine-Alison savait bien qu'ils ne seraient pas éternels, qu'un jour elle les perdrait, mais ne se résignait pas à cette évidence.
Malgré tous les bons soins qu'elle leur donne, pour leur garantir une vie plus longue et une meilleure vieillesse, Pyrrhus était tombé malade. Sa perte d'appétit fut le signe menaçant d'une fin redoutée et insupportable.
Cela aura duré quelques mois. Il était diminué, fatigué, mais il tenait bon cependant. Quand il sortait dans le jardin, squelettique, il lui arrivait encore de "sauter" maladroitement, comme secoué par une étrange joie.
Puis ces derniers jours, il ne marchait plus qu'avec difficulté. Il était épuisé, dédaignant de plus en plus tous les petits plats que lui préparait sa maîtresse. Il n'en pouvait plus visiblement de s'éterniser. Puis il s'est mis à ne plus vouloir boire et ne plus vouloir s'alimenter du tout.

La décision fut difficile à prendre... Martine-Alison disait : "Qui suis-je pour décider que mon Pyrrhus doit mourir maintenant et pas plus tard ?... Quelle connaissance ai-je de ses souffrances ?... Laquelle est d'abord la plus grande, celle de son pauvre corps usé ou celle de son âme de chien si fidèle qui se refusait de partir pour ne pas me trahir ?"
Il lui a fallu beaucoup de force pour se décider... Le vétérinaire devait soulager et rendre douce la fin de Pyrrhus.
Je ne sais pas s'il entendait Martine-Alison lui dire doucement qu'il avait gagné le droit de partir, le droit d'aller rejoindre Laura sa maman, la paix, la lumière...
Elle tenait tendrement Pyrrhus dans ses bras quand le vétérinaire a fait glisser le produit qui endort puis plus tard celui qui fait mourir sans souffrance... Pyrrhus s'est laissé faire sans se défendre, comme déjà parti...

... A présent pour entamer un vrai deuil, Martine-Alison a tenu à peindre Pyrrhus.
Elle avait pourtant déjà commencé son croquis. Seule, sa petite femme était achevée. Elle avait prévu tout autre chose pour elle... mais les circonstances en ont décidé autrement.
Je crois que Pyrrhus aurait été fier d'apparaître sur cette toile et moi, Léo, je suis heureux d'être près de lui.

Je voudrais partager avec vous quelques photos de Pyrrhus, de sa maman et de sa soeur qui est bien triste sans lui...

"Pyrrhus... il y a un an.."
"Laura d'Arguiller d'Anjou, la maman qui fut une bonne maman..."
"Olwen de la forêt aux paons, sa soeur..."
"Pyrrhus de la forêt aux paons..."

Martine-Alison va s'autoriser des moments de peinture heureux en mettant tout son amour dans cette nouvelle toile. Je vous la dévoilerai au fur et à mesure de sa progression. En attendant je vous souhaite des journées pleines de douceur et de sourires. Pyrrhus souriait souvent... Je vous dis, bye."
Léo, le toucan.